La Maison de la Métallurgie et de
l'Industrie de Liège : une ancienne usine.
La Maison
de la Métallurgie et de l'Industrie de
Liège se situe dans des bâtiments qui témoignent
de l'intense activité industrielle qui a régné dans
le quartier du Longdoz.
La partie la plus ancienne a été érigée
en 1845 par les frères Dothée: leur usine
laminait le fer et le transformait en fer-blanc.
A l'époque, avec les Delloye de Huy, les Dothée
ont fait progresser la ferblanterie liégeoise du
stade artisanal au stade industriel. Rapidement,
de nouvelles installations couvrent tout le quartier que
la gare du Longdoz dessert dès 1851.

En 1862, la
puissante "Société des
Charbonnages et Hauts-Fourneaux de l'Espérance" située à Seraing,
spécialisée dans l'exploitation du charbon,
sa transformation en coke et la fabrication de la fonte,
cherche à se développer en aval de sa production
pour fabriquer de la tôle. Elle saisit l'opportunité d'absorber
la société Dothée et se transforme
en "Société des Charbonnages, Hauts-Fourneaux
et Laminoirs de l'Espérance".
En
1877, pour bien marquer l'installation de son "core
business" au Longdoz, et l'implantation de son siège
social dans le quartier, elle devient la "Société Anonyme
Métallurgique d'Espérance-Longdoz".
L'Espérance-Longdoz sera le plus important producteur
belge de tôles fines, et introduira souvent des innovations
technologiques, telles que la galvanisation au trempé que
Paul Borgnet y débute en 1881, créant ainsi
le créneau neuf des produits plats revêtus. Borgnet
partira en 1905 pour Flémalle où il créera
Phenix Works en 1911.

Le record absolu de production de
tôles dans le
quartier du Longdoz a été atteint
en 1948 avec 142.000 tonnes. C'était
aussi le chant du cygne. Enserrée
dans les habitations, l'usine ne pouvait accueillir
les indispensables investissements des années
1950. Dès 1957, on y arrête
le laminage à chaud pour ne conserver que
des activités
de finition, de décapage, d'emballage des
produits fabriqués dans les autres usines
de l'entreprise.
En
1969-1970, c'est la fusion d'Espérance-Longdoz
avec Cockerill (on appelait l'ensemble la COPEL) et Cockerill
y maintiendra une activité jusqu'à la fin
des années 1980.
Aujourd'hui, seuls les bâtiments abritant le musée
subsistent.
Le promoteur Wilhelm & Co a assaini le site et installe "La Cité des
Médias", centrée sur des salles de cinémas et un
centre commercial dédié à l'audio-visuel, qui va faire
renaître le quartier du Longdoz.

|